Le monothéisme et l'avènement de l'Islam. L'initiation aux piliers de la Foi et ceux de l'Islam. Les vertus de la Foi et de la Dévotion. Les adorations et les invocations d'Allah (SWT). La Biographie du Prophète Mouhammed (SAWS) et les Hadîth.

Islam, ... Les préceptes fondamentaux

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La Prière en Islam
De Mouhammed Mahmoûd
Assawwâf



L'inclinaison, la prosternation, les invocations, le bien, ... sont matérialisés au coeur même du bien-fondé de la prière. Ecoutez attentivement ce verset magnifique en langue originale.

Dans la Sourate
du Hadj-dj,
Allah (SWT) a dit :

« Ô vous qui croyez !
Inclinez-vous,
prosternez-vous,
adorez votre Seigneur,
et faites le bien.
Peut-être
réussirez vous ! »
(S.22, v.77).

 


Le but et les vertus de la prière

La prière (Assalât) est la principale adoration parmi les 5 piliers de l'Islam. Contrairement aux autres adorations prescrites, le Musulman est dispensé de l'aumône légale (Azzakât) s'il n'en dispose pas de biens matériels, il ne jeûne pas s'il est malade ou en voyage, il n'est pas redevable du Hadj-dj s'il ne possède pas les capacités physiques et matériels, tandis qu'il est dans l'obligation impérative d'accomplir la prière quelque soient les circonstances et les conjonctures, même en période de guerre ou en cas d'incapacité physique ou maladie. Devant de telles situations extrêmes, le Musulman aura à accomplir régulièrement la prière par des demi-gestes, des semblants de prières, par l'inclinaison des yeux ou même mentalement tout en imaginant l'accomplissement des actes successifs de la prière par l'esprit, s’il le faudra. Les seules exceptions de dispenses sont accordées aux Musulmans non pubères ou ayant des troubles mentaux ou bien les périodes pendant lesquelles les femmes sont en menstrues ou en lochies. C’est bien à propos de la prière prescrite, en premier lieu, que le Musulman aura à rendre des comptes le Jour dernier devant Allah (SWT).

La prière est constituée par trois considérations importantes que le Musulman attentif doit s’y conformer scrupuleusement.

1. La forme de la prière :

Elle englobe les rites, des gestes et des paroles sous forme d’invocations. La prière est composée notamment d’actes fondamentaux, d’actes obligatoires et d’actes Sounnah. Leur accomplissement se fait selon des règles relativement simples et aisées qu’il faudrait impérativement savoir et respecter.

2. L’âme de la prière :

Elle est exprimée par la sérénité (Attouma’nînah) et le recueillement qui conduisent à l’humilité (Khouchoû‘) dans l’accomplissement des actes. La pratique de la prière étant un rituel solennel qui devrait se faire en toute humilité. C’est pourquoi l’humilité, en tant que principale attitude à observer durant toute la prière, représente l’esprit de la prière car son absence entraîne obligatoirement l’annulation de la prière. Allah (SWT) a dit : « Bienheureux sont certes les croyants, (1) ceux qui sont humbles dans leur Salât, (2) ». (S.23, v.1 et 2).


Or le recueillement et l’humilité ne pourront avoir lieu sans la sérénité du corps et de l’âme afin que les mouvements rituels soient exécutés dans la convenance la plus parfaite. De l’importance capitale accordée à la sérénité dans la prière, le fidèle devra se rassurer de l’accomplissement correct de tous les gestes et actes de la prière car l’absence de sérénité est un acte prohibé.

Il est à remarquer que la sérénité (Attouma’nînah) dans la prière est un acte fondamental requis, son absence est un acte prohibé qui annule la prière. C’est pourquoi le fidèle devrait porter toute l’attention voulue à ce sujet. Chaque jour, il suffit d’assister dans n’importe quelle mosquée pour observer la manière incorrecte dont les fidèles accomplissent individuellement leurs prières. Par manque de quiétude requise, ils ne marquent pas convenablement de moment d’équilibre et de stabilité du dos lors de l’inclinaison et lors de la prosternation, ni la position debout droite après le retour de l’inclinaison, ni la position assisse droite entre les deux prosternations. Or, parmi les degrés les plus élevés dans la classification des actes de malversation, celui du vol de la prière. Le Prophète Mouhammed (SAWS) a dit : « Le voleur le plus ignoble est celui qui vole de sa prière ». Ils ont dit : ‘’Ô Messager d’Allah, comment vole-t-il de sa prière ?’’ Il a dit : « Il n’achève pas son inclinaison, ni sa prosternation ». Hadîth rapporté par Ahmed.

En outre l’humilité (El-Khouchoû‘), en tant que finalité ou attitude principale exigée durant toute la durée de la prière, dont l’inobservance annule la prière, ne pourra avoir lieu que si la sérénité totale est observée. Alors le problème devient inquiétant pour celui qui néglige les mouvements rituels fondamentaux de la prière et particulièrement ceux auxquels est associée la sérénité. Dans la mesure où la sérénité dans l’accomplissement de la prière est un acte fondamental, qui, sans lui elle est irrecevable, il est conseillé à tout celui qui s’aperçoive de l’accomplissement irrégulier de ses actes, de refaire convenablement la prière en cours.

3. Les conséquences de la prière :

Elles se subdivisent en deux parties distinctes qui sont les effets de la prière et les récompenses de la prière.

3.1. Les effets de la prière :

La prière a pour but le perfectionnement de la dévotion d’Allah (SWT) par la purification spirituelle de l’âme. La prière constitue le seul moyen efficace, qui détourne l’individu de tout acte immoral et répréhensible. Allah (SWT) a dit : « En vérité la Salât préserve de la turpitude et du blâmable». (S.29, v.45).

Elle constitue le moyen le plus fiable en essayant de s’adresser directement à Allah (SWT), sans intermédiaire aucun, pour être parmi les bienheureux élus du Paradis. Tout celui qui délaisse la prière encoure le courroux d’Allah (SWT) et sera donc réprimé en Enfer. Alors que celui qui la néglige est un pervers avéré parmi les mécréants. Le Prophète Mouhammed (SAWS) a dit : « Allah a prescrit aux hommes cinq prières ; celui qui les accomplit, sans rien négliger par désintérêt, Allah lui promet le Paradis. Par contre, Allah ne promet rien à celui qui les néglige ; Il le châtiera ou lui pardonnera à volonté ». Hadîth rapporté par Ahmed.

Parmi les vertus de la prière, par la volonté d’Allah (SWT), elle dissout tous les péchés antécédents. Allah (SWT) a dit : « Et accomplis la Salât aux deux extrémités du jour et à certaines heures de la nuit. Les bonnes œuvres dissipent les mauvaises. Cela est une exhortation pour ceux qui réfléchissent». (S.11, v.114).

Le Prophète Mouhammed (SAWS) a dit : « L’heure de la prière venue, tout Musulman qui accomplit soigneusement les ablutions ainsi que la prière avec le recueillement et les actes requis, cette prière lui vaudra l’absolution de ses péchés antécédents, à moins qu’il n’ait commis de péché mortel. Ceci reste vrai pour toute la vie ». Hadîth rapporté par Ahmed et Mouslim.

3.2. Les récompenses de la prière :

Le fidèle ne sera rétribué que selon la mesure proportionnelle, correspondante à l’attitude et au degré d’humilité observé en prière. Ce point est très important car le Musulman risque de faire des prières entières qui peuvent ne pas être agréées. Implorons Allah (SWT) d’accepter de nous toutes nos prières et nous guider dans le droit chemin pour les accomplir correctement.


Voir en vidéo, comment accomplir correctement l'ensemble des rites de chacune des 5 prières prescrites quotidiennes

Voici en vidéo comment accomplir correctement les rituels de chacune des cinq (5) prières prescrites chaque jour. Pour convenance pédagogique, il est à noter que selon la vidéo, l'on constatera deux nuances de tonalité vocale. La voix correspondant au son le moins élevé est celle que doit prononcer le Musulman à voix basse ou en toute discrétion. Tandis que la voix haute est celle qui doit être bien mise en relief comme le montre bien la vidéo.


1. Salât El-Fadjr ou prière de l'aube (2 Raka'ât).

 


2. Salât Adh-dhouhr ou prière de midi (4 Raka'ât).

 


3. Salât El-'Asr ou prière de l'après-midi, exactement comme celle de midi

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4. Salât El-Maghrib ou prière du coucher du soleil (3 Raka'ât).

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5. Salât El-'Ichâ ou prière du soir (4 Raka'ât).

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Les conditions requises de la prière et les différentes variétés de prières

Les conditions requises pour pouvoir accomplir la prière :

1. Il faut que celui qui accomplit la prière, soit Musulman. Elle n’incombe pas à l’infidèle car la profession de foi (Ach-chahâdah) est une condition nécessaire qui doit précéder l’obligation de la prière.

2. Le Musulman accomplissant la prière, devrait être mentalement sain d’esprit car elle n’incombe pas aux personnes atteintes de troubles mentaux.

3. L’atteinte de l’âge de la puberté car l’enfant n’est pas obligé de pratiquer la prière en dessous de cet âge. Cependant, avant même qu’il n'atteigne l’âge de la puberté, il est recommandé aux parents d’encourager leurs enfants à faire la prière en guise d’apprentissage pour les y habituer. Le Hadîth suivant est très explicite à ce Sujet. Le Prophète Mouhammed (SAWS) a dit : «Demandez à vos enfants la prière à l’âge de sept ans, punissez-les s’ils la négligent à l’âge de dix ans et séparer les filles des garçons au lit ». Hadîth rapporté par ’Abou Dâwoûd et ’Ibn Mâdjah.

4. Le respect des horaires d’accomplissement pour chaque prière car elle n’est pas obligatoire avant son horaire.

5. Le recouvrement de l’état de purification rituelle après la fin des menstrues et des saignements résiduels chez la femme qui a accouché. Dans ces conditions, la prière prescrite n’incombe pas à la femme jusqu’à ce qu’elle recouvre l’état de pureté au terme de ces périodes respectives de chaque type d’écoulement sanguin.

Les conditions de validité de la prière :

La prière n’étant recevable que lorsque les trois conditions suivantes sont simultanément remplies :

1. La purification rituelle requise : le corps du fidèle doit être propre ainsi que ses vêtements et le lieu de la prière.

2. La couverture au moins des parties intimes du corps. Pour l’homme, la nudité minimale à couvrir, se situe entre le niveau du nombril et les genoux. Ceci représente évidemment le cas de conditions extrêmes car il est plus commode d’accomplir la prière dans une tenue correcte qui couvre tout le corps. La femme, quant à elle, doit couvrir tout son corps à l’exception de son visage et de ses mains. Les habits ne doivent pas être transparents ou serrés jusqu’à mettre en relief les différentes parties du corps.

3. L’orientation impérative vers la direction de la Mecque (Qiblah), exactement la direction de la Sainte Ka‘bah ou la Maison d’Allah (SWT) situé à la Mecque. Il est à noter qu’initialement la direction privilégiée de la prière était orientée vers la mosquée El-Qouds à Jérusalem en Palestine jusqu’au mois de Cha‘bân de l’an 2 de l’hégire. Cette condition d’orientation vers la Qiblah, ne sera plus en vigueur en cas d’incapacité de pouvoir se trouver dans cette direction. Il s’agit notamment pour les causes de maladie, de danger ou autre désagrément obligeant le Musulman de faire sa prière selon une orientation imposée. L’orientation vers la Mecque n’étant pas requise, par exemple, dans le cas du voyageur qui change de direction selon le chemin lorsqu’il se trouve sur un moyen de transport quelconque.

Les horaires des prières prescrites :

Les cinq grands rendez-vous spirituels quotidiens du musulman sont loin d'être arbitraires, mais sélectionnés avec soin pour correspondre à des moments physiologiques clés et ainsi assurer une vie harmonieusement organisée où le comportemental et le biologique s'amalgament. Nous vous invitons à lire à ce sujet l'article intitulé : ''Les horaires de la prière et l’horloge biologique'' du Dr. Elmanaoui Rachid.

Le moment d’accomplissement d’une prière prescrite est très important car la prière exige d’être exécutée selon des circonstances de temps bien spécifiées et elle n’est pas obligatoire avant son horaire. Actuellement les horaires pour chaque prière sont exactement déterminés à la seconde près, tout le long de l’année, toutefois, il est du devoir du Musulman de savoir les principes de base.

1. La prière du matin (Salât Assoubh ou Salât El-Fadjr) :

Elle est ouverte lorsque l’aurore commence à poindre, c’est à dire l’apparition du crépuscule du matin avec la lumière rosée diffuse qui précède le lever du soleil, jusqu’à ce que l’aube devienne claire, juste avant le lever du soleil à l’horizon. En aucun cas, il ne faut dépasser la prière de midi pour s’en acquitter suite à une omission ou à cause du sommeil. Elle est automatiquement précédée par la prière Sounnah requise de l’aube (Salât Assoubh Sounnah ou Salât El-Fadjr Sounnah). Au cas où ces deux prières de l’aube sont retardées, par négligence ou omission, jusqu’au lever du soleil, il est de nature de s’en acquitter en commençant d’abord par celle prescrite.

2. La prière de midi (Salât Adh-dhouhr) :

Elle est effectuée à partir du moment où le soleil décline du zénith jusqu’au moment où l’ombre de tout objet devient égale à sa hauteur. Pour une taille moyenne normale de l’individu, sa hauteur est de sept pieds.

3. La prière de l’après-midi (Salât El-‘Asr) :

Elle est déclarée à partir du moment où l’ombre de tout objet devient égale à sa hauteur jusqu’au coucher du soleil lorsque le soleil disparaît derrière l’horizon.

4. La prière du coucher du soleil (Salât El-Maghreb) :

Elle aura lieu lorsque le soleil disparaît derrière l’horizon jusqu’au crépuscule du soir, c’est à dire jusqu’à l’extinction totale de la lumière rosée diffuse qui suit le coucher du soleil. Les Oulémas estiment que cette période correspond au temps nécessaire pour que l’individu ait suffisamment de temps pour réaliser éventuellement sa purification rituelle juste après le coucher du soleil. L’importance des prières surérogatoires qui sont accomplies après la prière du coucher du soleil, sont d’une importance capitale.

5. La prière du soir (Salât El-‘Ichâ) :

Elle commence à partir le crépuscule du soir jusqu’à de préférence l’écoulement du premier tiers de la nuit, vers minuit. Elle peut s’étendre au maximum jusqu’au moment précédant la prière du matin, juste avant que l’aurore commence à poindre. Elle est toujours succédée successivement par, éventuellement des prières surérogatoires, et les deux prières Sounnah : Celle souhaitable (Salât Ach-chaf‘) et celle de clôture, fortement requise, la prière impaire à un seul cycle (Salât El-Witr).

Les intervalles de temps, ci-dessus, indiqués montre bien les horaires de validité pour chaque prière. Cependant le choix le plus judicieux et recommandé est celui qui correspond à l’accomplissement de la prière au début de chaque intervalle. Le retard de son accomplissement vers la fin de l’intervalle n’étant pas habituellement conseillé sauf nécessité absolue ou cas de force majeure.

Les prières Sounnah fortement requises :

Les prières Sounnah sont évidemment, celles que le Prophète Mouhammed (SAWS) a pratiqué et, elles se subdivisent en deux catégories, les prières Sounnah fortement requises (Salât Sounnah Mou’akkadah) qu’il a fermement commandé et les prières Sounnah à un degré moindre, considérées comme des prières surérogatoires dont leur accomplissement est volontaire mais beaucoup souhaité (Salât Sounnah Moustaheb). Les prières Sounnah fortement requises dont l’exécution est formellement impérative, (Salât Sounnah Mou’akkadah), sont :

1. La prière impaire à un seul cycle (Salât El-Witr) :

La prière impaire à un seul cycle (Salât El-Witr) s’effectue après la prière du soir jusqu’à celle de l’aube. Il est préférable de la retarder pour l’accomplir vers la fin de la nuit plutôt qu’en début à moins de craindre de ne pas pouvoir se réveiller à temps pour le faire. Elle comporte particulièrement un seul cycle et nécessite la récitation évidemment de la Sourate El-Fâtihah (S.1 : l’Ouverture), suivie, de préférence, par la récitation successive des trois Sourates : El-’Ikhlâs (S.112 : la Foi Pure), El-Falaq (S.113 : l’Aurore Eclatante) et Annâs (S.114 : les Humains), à voix haute. Cette prière vient en principe clôturer toutes les prières de la nuit. Cette prière n’aura lieu qu’une fois par nuit car, au cas où l’on se déciderait à accomplir d’autres prières Sounnah ou surérogatoires, après celle-ci, il est recommandé de ne pas la refaire. Elle est accomplie à titre individuel.

2. La prière Sounnah de l’aube (Salât El-Fadjr Sounnah) :

La prière Sounnah de l’aube (Salât Assoubh Sounnah ou Salât El-Fadjr Sounnah) s’effectue, individuellement, juste avant que l’aurore commence à apparaître, c’est à dire entre l’apparition de l’aube et avant la prière obligatoire du matin. Pratiquement elle est accomplie juste après le deuxième appel à la prière du matin. Elle comprend deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix basse. En aucun cas, il ne faut dépasser la prière de midi pour s’en acquitter suite à une omission ou à cause du sommeil. Il est recommandé au musulman de réciter avec la Sourate El-Fâtihah (S.1 : l’Ouverture), celle El-Kâfiroûn (S.109 : les Mécréants) dans le premier cycle et El-’Ikhlâs (S.111 : la Foi Pure) dans le deuxième cycle.

3. La prière des deux jours de fêtes :

La prière des deux jours de fêtes (Salât ‘Ayd El-Fitr) et (Salât ‘Ayd El-Adhâ) concerne les deux fêtes musulmanes annuelles. La première est accomplie à l’issue du mois de Ramadan soit le premier jour du dixième mois lunaire (Chawwâl). La deuxième prière aura lieu le jour de la célébration de l’office du sacrifice, soit le dixième jour du douzième mois lunaire (Dhou-l-Hidj-djah), durant les rites annuels du pèlerinage. Elle comprend deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix haute. Son horaire s’étale depuis le moment où le soleil se lève d’une lance au-dessus de l’horizon jusqu’à son déclin. Il est préférable que la prière de célébration de l’office du sacrifice soit accomplie au début de l’horaire pour que les gens puissent s’occuper de l’immolation des bêtes. La prière de fin du jeûne doit, quant à elle, être retardée pour permettre aux gens de distribuer l’aumône de rupture de jeune (Zakât El-Fitr).

La prière de ces deux jours de fête est accomplie, en principe en groupe (Djamâ‘ah), sans appel à la prière (Âdhân), ni formule annonçant le début de la prière (’Iqâmah) en deux cycles. L’imam prononce, à voix haute, directement la formule d’inauguration de la prière : « Allahou ’Akbar » sept fois et les fidèles répètent après lui à chaque fois. Lors du premier cycle, il récite alors, à voix haute, les deux Sourates : S.1 : El-Fâtihah (l’Ouverture) et celle S.87 : El-’A‘lâ (le Sublime). En commençant le deuxième cycle, il prononce six fois la formule : « Allahou ’Akbar », y compris celle du passage à la position debout et récite à voix haute toujours les deux Sourates : S.1 : El-Fâtihah (l’Ouverture) et celle S.88 : El-Ghâchiyah (l’Epreuve universelle) ou S.91 : Ach-chams (le Soleil). Après quoi, l’imam exhorte les fidèles dans le prône, semblable à celui de la prière du midi du vendredi, en deux parties séparées par une brève pause.

4. La prière de demande de pluie :

La prière collective de demande de pluie (Salât El-Istisqâ’) consiste en l’accomplissement d’une prière à deux cycles, sans la formule annonçant le début de la prière (’Iqâmah), seulement l’intention et commencer par la formule d’inauguration (Attakbîr). Elle est accomplie en groupe et la lecture du Noble Coran se fait à voix haute. Il est recommandé de réciter les deux Sourates : S.1 : El-Fâtihah (l’Ouverture) et celle S.87 : El-’A‘lâ (le Sublime) pendant le premier cycle et les deux Sourates : S.1 : El-Fâtihah (l’Ouverture) et celle S.88 : El-Ghâchiyah (l’Epreuve universelle) lors du deuxième cycle. Elle est accomplie sans être ni précédée, ni suivie de prône sauf que l’imam fait un bref rappel sur la situation après l’accomplissement de cette prière.

5. La prière de l’éclipse solaire et lunaire :

La prière de l’éclipse solaire et lunaire (Salât El-Koussoûf) s’étend depuis le début de l’éclipse jusqu’à sa fin. Au cas où l’éclipse aurait lieu en fin de journée au moment où les prières surérogatoires sont fortement répréhensibles, l’on remplacera la prière par les invocations d’Allah (SWT), les supplications et l’imploration intense de Son pardon. Cette prière est accomplie, en principe en groupe (Djamâ‘ah), sans appel à la prière (Âdhân) et sans prône de l’imam. Sans prononcer la formule annonçant le début de la prière (’Iqâmah), cette prière est inaugurée normalement après l’intention par la formule d’inauguration (Attakbîr) et elle est exécutée en deux cycles avec un rite particulier. On prolongera beaucoup la récitation, à voix basse, du Noble Coran, de même qu’on prolongera les inclinaisons et les prosternations. Le cycle de cette prière est différent de celui habituel car il comporte deux inclinaisons. Il y a lieu donc de réciter beaucoup le Noble Coran, s’incliner longuement une première fois et se relever, puis réciter encore longuement le Noble Coran, s’incliner longuement une seconde fois et se relever, se prosterner longuement deux fois et reprendre la même chose pour le deuxième cycle.

Les prières Sounnah surérogatoires souhaitables :

Les prières Sounnah à un degré moindre, à accomplissement individuel, dont l’exécution est beaucoup souhaitée, (Salât Sounnah Moustaheb) tout en ayant le caractère volontaire sont :

1. La prière de salutation de la mosquée (Salât Tahiyatou El-Masdjid) :

Elle est réservée lorsqu’on y entre. Elle comporte deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix basse.

2. La prière méritoire (Salât Rawâtib) :

Elle accompagne les prières prescrites, comportant deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix basse. Exceptée, celle qui vient juste après la prière du soir est appelé (Salât Ach-chaf‘), elle comprend deux cycles aussi mais la récitation du Noble Coran se fait à voix haute. Ces prières co-prescrites dites aussi surérogatoires, car elles sont accomplies juste avant et après les prières obligatoires, dont les plus recommandées, sont données expressément en tenant compte des moments absolument interdits, que nous verrons plus tard, d’y accomplir, au moins, les prières surérogatoires à deux cycles chacune, suivantes :

- Une prière à deux cycles avant la prière du matin.
- Deux prières à deux cycles chacune avant la prière de midi et une prière à deux cycles après.
- Une prière à deux cycles avant la prière de l’après-midi.
- Une prière à deux cycles après la prière du coucher du soleil.
- Une ou deux prières à deux cycles chacune après la prière du soir. Le Prophète Mouhammed (SAWS) en faisait cinq prières à deux cycles chacune.

3. La prière de la matinée (Salât Addouhâ) :

Elle comporte deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix basse. Elle peut être d’une à quatre prières de deux cycles chacune. Elle fortement conseillée d’être accomplie au milieu de la matinée entre neuf heure et dix heure du matin.

4. La prière d’après les ablutions (Salât Rak‘ât) :

Elle est une simple prière à deux cycles, et dont la récitation du Noble Coran se fait à voix basse.

5. La prière à pauses (Salât Tarawîh) :

Elle est réservée particulièrement durant les nuits du mois de Ramadan, elle comporte deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix haute. L’on pourra accomplir plusieurs prières de ce genre par tranche de deux cycles chaque fois, autant que l’on désire. Ces prières sont accomplies après la prière du soir et avant la prière méritoire du Chaf‘ pour clôturer enfin avec la prière impaire à un seul cycle (Salât El-Witr).

6. La prière nocturne (Salât Qiyâm Allayl) :

Elle est réservée spécialement durant la nuit, elle comporte deux cycles et dont la lecture du Noble Coran se fait à voix basse. L’on pourra accomplir plusieurs prières de ce genre par tranche de deux cycles chaque fois, autant que l’on désire.

Les autres prières surérogatoires :

Les prières surérogatoires sont ouvertes en toutes circonstances et conditions. Le Musulman peut les accomplir avec l’intention de se rapprocher de plus en plus à Allah (SWT) soit pour remercier Allah (SWT), soit pour faire face à n’importe désagrément qui le tourmente. Nous essayons de citer quelques exemples de prières surérogatoires qui sont d’un bienfait particulier car la liste n’étant pas exhaustive.

1. La prière du retour de voyage :

Le Prophète Mouhammed (SAWS), dès son retour de voyage, faisait, à chaque fois, cette prière à la mosquée avant d’entrer chez lui pour remercier Allah (SWT).

2. La prière du repentir (Salât Attawbah) :

Elle est accomplie pour absoudre un péché donné.

3. La prière de demande à Allah (SWT) (Salât El-Istikhârah) :

Elle est accomplie pour demander à Allah (SWT) de guider notre choix.

4. La prière du besoin :

Elle est accomplie pour demander Allah (SWT) afin de nous accorder un vœu qui, suite à cette prière, sera tôt ou tard exhaussé.

5. La prière de glorification d’Allah (SWT) dite (Salât Attesbîh) :

Elle consiste en une prière à quatre cycles et se déroule comme suit. Après la récitation à voix basse du Noble Coran, à chaque cycle, le fidèle devra dire quinze fois : « Soubhâna Allah ; El-Hamdou Lillah ; Lâ Ilaha Illa Allah ; Allahou ’Akbar ». Ce qui veut dire respectivement : (Gloire à Allah ; Louage à Allah ; Il n’y a point de divinité en dehors d’Allah et Allah est le Très Grand). Il le répète dix fois en position inclinée, dix fois après s’être relevé de l’inclinaison, dix fois en première prosternation, dix fois en position assise lors de la pause entre les deux prosternations, dix fois en deuxième prosternation et dix fois encore en position assisse (avant de se mettre debout lors du premier et troisième cycle ou avant de rester assis lors du deuxième et quatrième cycle) en se relevant de la deuxième prosternation entre deux cycles. Ce qui porte le nombre de fois à soixante-quinze pour chaque cycle. Cette prière est vivement recommandée pour invoquer Allah (SWT) pour consolider davantage sa foi.

Les horaires interdits des prières surérogatoires :

Les prières surérogatoires peuvent être accomplies à toute heure de jour comme de nuit à l’exception des six moments suivants où elles deviennent strictement interdites. Les prières obligatoires demeurent valables à tout moment en cas de nécessité. Divisons ces moments en deux groupes :

1. L’accomplissement des prières est un péché capital (Harâm) pendant ces moments, c’est pourquoi, il faudrait immédiatement rompre la prière si l’on s’aperçoive de l’un de ces trois moments au cours des prières surérogatoires.

- De l’aube jusqu’au lever du soleil.
- Au moment des deux prêches consécutifs du vendredi, c’est à dire le prêche en deux parties séparées par une brève pause, la durée pendant que l’imam se trouve sur la tribune.
- Du moment où le soleil jaunit jusqu’au coucher du soleil.

2. Alors que durant le deuxième groupe, il est fortement conseillé d’éviter toute prière surérogatoire car répréhensible (Makroûh) durant les trois moments suivants :

- Depuis le lever du soleil jusqu’à ce que l’ombre d’une lance devienne égale à sa hauteur.
- A midi quand le soleil est au zénith.
- Après la prière de l’après-midi jusqu’à ce que le soleil jaunisse

Comment accomplir les ablutions mineures :

La purification rituelle est la clef de la prière.

1. Mettre le contenant de l’eau pure à sa droite dans la mesure du possible.

2. Dire : « Bismi Allâh » (Au nom d’Allah), et songer ensuite, à l’intention d’accomplir l’ablution mineure, juste avant de commencer. Elle signifie la disposition mentale d’accomplir l’ablution rituelle mineure pour un usage libre ou restrictif, tel que pour prier en général ou pour accomplir une prière particulière, pour réciter le Noble Coran, pour un type donné d’adoration bien définie ou pour toutes autres adorations.

3. Laver les deux mains, en même temps, jusqu’aux poignets trois fois, avant même de pouvoir les introduire dans le récipient contenant l’eau.

4. Se rincer la bouche trois fois. Enfoncer l’index droit dans la bouche pour essayer d’éliminer les restes de nourriture des gencives et des dents.

5. Rincer trois fois le nez en aspirant l’eau puis la rejeter en expirant par les narines.

6. Laver le visage trois fois depuis le début des cheveux au front, jusqu’à la limite inférieure du menton dans le sens de la longueur, l’on peut étaler le lavage jusqu’au cou, et de l’os temporel d’une oreille à celui de l’autre, dans le sens de la largeur. Celui qui porte une barbe aura à la démêler afin que l’eau y pénètre jusqu’à la peau.

7. Laver trois fois la main droite puis trois fois la main gauche, en passant par les avant-bras jusqu’aux coudes inclus, tout en prenant soin de faire pénétrer l’eau entre les doigts. L’on peut dépasser les coudes et laver une partie des bras.

8. Passer les mains mouillées sur la tête depuis le début des cheveux au front vers la nuque, puis les repasser dans le sens inverse, en une seule fois.

9. En ayant les doigts humides, s’essuyer simultanément les deux oreilles de l’extérieur et de l’intérieur en une seule fois.

10. Laver à volonté le pied droit puis le pied gauche jusqu’aux chevilles, en faisant passer l’eau aux orteils. L’on peut dépasser les chevilles pour laver une partie des jambes.

11. A la fin de l’ablution, formuler à voix basse, l’invocation suivante : « ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allah Wahdahou Lâ Charîka Leh. Wa ’Achhadou Anna Mouhammed ‘Abdouhou Wa Rassoûlouhou. Allahoumma ’Adj‘alnî Mina Attawâbîn El-Moutattahirîn » (J’atteste qu’il n’y a point de divinité en dehors d’Allah, Seul, sans associé. Et j’atteste que Mouhammed est Son serviteur et Messager. Seigneur, fais que je sois du nombre des repentants, et de ceux qui se purifient).

La formule de l’appel à la prière (El-'Âdân) :

- Allahou ’Akbar. (Allah le Très Grand).
- Allahou ’Akbar.
- Le Mou’adhen répète à voix basse :
- ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allah. (Je témoigne qu’il n’y a d’autre Dieu en dehors d’Allah).
- ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allah.
- ’Achhadou Anna Mouhammaden Rassoûlou Allah. (Je témoigne que Mouhammed est le Messager d’Allah).
- Achhadou Anna Mouhammaden Rassoûlou Allah.
- Puis il les prononce à voix haute :
- ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allah.
- ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allah.
- ’Achhadou Anna Mouhammaden Rassoûlou Allah.
- ’Achhadou Anna Mouhammaden Rassoûlou Allah.
- Hayya ‘Alâ Assalâh. (Venez à la prière).
- Hayya ‘Alâ Assalâh.
- Hayya ‘Alâ El-Falâh. (Venez au succès).
- Hayya ‘Alâ El-Falâh.
- A insérer ici l’option valable seulement pour la prière du matin :
- Assalâtou Kheyrou Minâ Annawm. (La prière vaut mieux que le sommeil).
- Assalâtou Kheyrou Minâ Annawm.
- Et de continuer normalement pour tous les appels à la prière :
- Allahou ’Akbar.
- Allahou ’Akbar.
- Lâ Illaha Illa Allah. (Il n’y a d’autre Dieu en dehors d’Allah).

En écoutant l’appel à la prière, il est recommandé au fidèle de répéter chaque phrase, à voix basse, après le Mou’adhen, excepté les formules « Hayya ‘Alâ Assalâh » (Venez à la prière) et « Hayya ‘Alâ El-Falâh » (Venez au succès), après lesquelles on peut soit les répéter, soit dire : « Lâ Hawla Wa Lâ Qouwwata Illa Billah » (Il n’y a de puissance ni de force que grâce à Allah).

Pendant ou en fin d’appel à la prière, le fidèle devra prononcer sincèrement cette invocation de rappel, pour que ses péchés soient absous : « Radîtou Billahi Rabban, Wa bil-Islami Dînan, Wa Bi Mohammadin Nabiyyan ». (Je consens qu’Allah est mon Dieu Unique, que l’Islam est ma religion et que Mouhammed est le Prophète).

La formule annonçant le début de la prière (El-'Iqâmah) :

En se présentant debout, les pieds écartés à la largeur du dos, les yeux fixés bas devant soi, pour entamer le premier cycle de la prière, il faut d’abord réciter, la formule annonçant le début de la prière (’Iqâmah). Cette formule pré-oratoire est un acte Sounnah fortement requis (Sounnah Mou’akkadah) pour chacune des cinq prières prescrites. En prière individuelle, chacun la récite lui-même, à voix haute, quant à la prière collective c’est celui qui fait l’appel à la prière (Mou’adhen) qui la prononce sous la présence et la direction de l’imam qui lui donne l’ordre de le faire, et chacun des fidèles la répète silencieusement.

Elle est réservée aux seules prières prescrites, en prononçant, à voix haute, dans l’ordre :

- Allahou ’Akbarou. (Allah le Très Grand).
- Allahou ’Akbarou.
- ’Achhadou Anna Lâ Ilaha Illa Allahou. (Je témoigne qu’il n’y ait d’autre Dieu en dehors d’Allah).
- ’Achhadou Anna Mouhammaden Rassoûlou Allahi (Je témoigne que Mouhammed est le Messager d’Allah).
- Hayya ‘Alâ Assalâti. (Venez à la prière).
- Hayya ‘Alâ El-Falâhi. (Venez au succès).
- Qad Qâmati Assalâtou. (Que la prière est imminente).
- Allahou ’Akbarou.
- Allahou ’Akbarou.
- Lâ Illaha Illa Allahou. (Il n’y a d’autre Dieu en dehors d’Allah).

Au terme de la formule annonçant le début de la prière, le fidèle aura à réciter, à voix basse, l’invocation suivante : « Lâ Illaha Illa Allah Wahdahou Lâ Charîka Leh. Lahou El-Moulk Wa Lahou El-Hamd, Youhyyî Wa Youmît Wa Houwa ‘Alâ Koulli Chay’in Qadîr. Allahoumma Hâdhihi Adda‘watou Attâmah Wa Assalâtou El-Qâ’imah, Âtin Mouhammaden El Wassîlatou Wa-l-Fadhîlatou, Wa-B‘ath-hou El-Maqâmou El-Mahmoûdou Alladhî Wa‘adtouhou » (Il n’y a point de divinité en dehors d’Allah. Seul, sans associé. A Lui la souveraineté et la louange, Il donne et retire la vie, c’est Lui l’Omnipotent. Seigneur, Tu nous as comblé de Ton appel, Ta grâce pour la prière en action, Léguant à Mouhammed El-Wassîlah (l’endroit sublime du Paradis) et la morale et offre-lui la place digne de Ta miséricorde que Tu lui as promis).


La nature légale des actes de prière

Les actes fondamentaux de la prière :

Dans l’accomplissement complet d’un cycle de prière (Rak‘ah), l’on dénote plusieurs actes, d’importance capitale, sur lesquels se base la prière. Ces actes sont des rites fondamentaux (Arkân) à accomplir obligatoirement, autrement la prière sera irrecevable, nulle et de non effet. Il s’agit donc des actes prescrits suivants :

1. Se tenir debout, en toute humilité, pour accomplir la prière prescrite, car elle est irrecevable en position assise sauf en cas d’incapacité prouvée. La formulation préalable de l’intention d’accomplir une prière bien déterminée. Cette formule sera citée, à voix basse, juste après la formule annonçant le début de la prière (’Iqâmah) et avant la formule inaugurale de la prière (Attakbîr).

2. La formule d’inauguration (Attakbîr) ou la formule d’entrée en état de consécration (Takbiratou El-’Ihrâm) en disant, à voix haute : « Allahou ’Akbar » (Allah le Très Grand). Cette formule marque le début de la prière.

3. La récitation de la Sourate S.1 : El-Fâtihah (l’Ouverture) à tout début de cycle de toute prière. La prière n’étant pas valide sans la récitation de cette Sourate.

4. L’inclinaison (Rak‘ah) : Marquer un moment d’équilibre et de stabilité (sérénité) des membres en position inclinée (Roukoû‘). La durée du moment de repos en inclinaison équivaut, au moins, au temps nécessaire de dire une seule fois : « Soubhâna Allah El-‘Adhîm » (Gloire à Allah le Sublime) ou « Soubhâna Rabbi El-‘Adhîm » (Gloire à mon Seigneur le Sublime).

5. Se relever de l’inclinaison en revenant en position debout droite : Marquer un moment d’équilibre et de stabilité (sérénité) des membres en position debout avant de se prosterner. La durée de ce moment de repos équivaut, au moins, au temps nécessaire de dire une seule fois : « Sami‘a Allahou Limen Hamidahou » (Qu’Allah écoute ceux qui Le louent).

6. La prosternation (Sadjdah) : Marquer un moment d’équilibre et de stabilité (sérénité) des membres lors de la prosternation (Soudjoûd). La durée de ce moment de repos équivaut, au moins, au temps nécessaire de dire une seule fois : « Soubhâna Allah El-’A‘lâ » (Gloire à Allah le Sublime) ou « Soubhâna Rabbi El-’A‘lâ » (Gloire à mon Seigneur le Très Haut).

7. Marquer un moment d’équilibre et de stabilité (sérénité) des membres en position assise entre les deux prosternations. Il faut donc se relever de la prosternation en revenant en position assise droite. La durée de ce moment de repos équivaut, au moins, au temps nécessaire de dire deux fois : « Soubhâna Allah El-‘Adhîm » (Gloire à Allah le Sublime).

8. La position assise finale qui correspond à la lecture d’au moins la récitation du Tachahhoud.

9. La salutation qui marque la fin de prière (Assalâm) qui consiste à dire : « Assalâmou ‘Alaykoum » (Que le salut soit avec vous). Cette salutation ne devrait se prononcer, à voix haute, qu’en position assise.

10. L’observation de la sérénité (Attouma’nînah) qui signifie de marquer un moment d’équilibre et de stabilité dans les actes d’inclinaison, de relèvement de l’inclinaison, des deux prosternations et du relèvement entre les deux prosternations, pour chaque cycle de prière.

11. Le respect strict et rigoureux de l’ordre d’exécution des actes, comme ci-dessus énumérés. Il n’est guerre permis de devancer ou de reculer à volonté un acte avant ou après un autre. Il est impératif de se conformer au déroulement respectif des actes tels que présentés, autrement la prière sera annulée et irrecevable.

Les actes Sounnah fortement recommandés de la prière :

Ces actes fortement recommandés (Sounnah Mou’akkadah), provenant de l’enseignement et du commandement du Prophète Mouhammed (SAWS), sont devenus quasiment des rites obligatoires (Wâdjibât) :

1. La formule annonçant le début de la prière (El-’Iqâmah), seulement pour les prières prescrites.

2. La récitation d’une Sourate entière ou au moins un ou plusieurs versets d’une Sourate du Noble Coran après la récitation de la Sourate El-Fâtihah lors du premier et deuxième cycle de chacune des cinq prières quotidiennes prescrites.

3. Lors du relèvement après l’inclinaison, dire à voix haute : « Sami‘a Allahou Limen Hamidahou » (Qu’Allah écoute ceux qui Le louent) et « Rabbanâ Wa Laka-l-Hamd » (Louanges à notre Seigneur).

4. Glorifier Allah (SWT), à voix basse, trois fois au cours de chaque inclinaison : « Soubhâna Rabbi El-‘Adhîm » (Gloire à mon Seigneur le Sublime), et au cours de chaque prosternation : « Soubhâna Rabbi El-’A‘lâ » (Gloire à mon Seigneur le Très Haut).

5. Prononcer, à voix haute, la formule : « Allahou ’Akbar » de transition d’une position à une autre.

6. La récitation du premier et second Tachahhoud..

7. La récitation du Noble Coran lors des deux premiers cycles étant à voix haute, pour la prière du matin, celle du coucher du soleil et celle du soir, tandis qu’elle est discrète durant le reste des cycles.

8. La récitation discrète du Noble Coran dans les quatre cycles de la prière de midi et celle de l’après-midi, dans le dernier cycle de la prière du coucher du soleil ainsi que dans les deux derniers cycles de la prière du soir.

9. Quant à la récitation lors des prières surérogatoires, elle est à voix basse pendant le jour et à voix haute pendant la nuit, à moins de déranger autrui. Dans ce cas, il est préférable de réciter à voix basse.

10. Prier pour le Prophète Mouhammed (SAWS) après le Tachahhoud final, à la fin du dernier cycle d’une prière, en récitant la supplication Abrahamique.

Les actes Sounnah souhaitables de la prière :

Nous essayons d’énumérer ci-après, les rites recommandés (Mandoubât ou Moustahabât), souhaitables d’accomplir, qui ne font qu’exalter la suprématie de la prière et son rite car ils représentent le guide pratique de l’exemple du Prophète Mouhammed (SAWS).

1. L’invocation initiale, à voix basse, après l’inauguration lors du premier cycle de toute prière.

2. Réciter, à voix basse, la formule de demande de protection contre le diable (El-Isti‘âdhah) et celle de citation du nom d’Allah (SWT) (El-Basmalah) au début de chaque cycle de toute prière.

3. Lever les mains à hauteur des épaules au moment de prononcer la formule inaugurale d’entrée en état de consécration, ainsi qu’au moment de s’incliner, de se relever de l’inclinaison et de se redresser en position debout après avoir accompli deux cycles, immédiatement après le Tachahhoud intermédiaire pour les prières à plus de deux cycles. On ne lève pas les mains lorsque l’on se relève pour entamer le deuxième et éventuellement le quatrième cycle d’une prière.

4. Dire : « Âmîn » (Amen) après la récitation de la Sourate El-Fâtihah.

5. Réciter longuement le Noble Coran lors de la prière du matin, succinctement aux prières de l’après-midi et du coucher du soleil et moyennement aux prières du soir et de midi.

6. L’invocation, à voix basse, d’entre deux prosternations successives.

7. L’invocation spéciale (Dou‘â El-Qounoût), à voix basse, au cours du deuxième cycle de la prière du matin ou bien au cours du cycle de la prière impaire à un cycle (Salât El-Witr) est recommandée directement après la récitation du Noble Coran avant de s’incliner ou bien encore directement après s’être redressé de l’inclinaison, avant même la prosternation. Parmi les différentes formules connues, en usage de cette invocation, citons celle relevant des actes Sounnah, rapportée par El-Boukhârî et Mouslim : « Allahoumma Ahdinî Fîmen Hadayt, Wa ‘Âfinî Fimen ‘Âfayt, Wa Tawallanî Fîmen Tawallayt, Wa Bârik Lî Fîmmâ ’A‘tayt, Wa qinî Charra Mâ Qadayt, Fa’innaka Taqdî Wa Lâ Youdâ ‘Alayk, Innahou Lâ Yadhillou Men Wâlayt, Wa Lâ Ya‘izzou Men ‘Âdayt, Tabârakta Rabbanâ Wa Ta‘âlayt. Allahoumma Innî ’A‘oûdhou Biridâka Min Sakhatika, Wa Bimaghfiratika Min ‘Ouqoûbatika, Wa ’A‘oûdhou Bika Minka, La ’Ouhssî Thanâen ‘Alayka, Anta Kamâ Athnayta ‘Alâ Nafsika.» (Seigneur, guide-moi avec ceux que Tu as guidés, préserve-moi avec ceux que Tu as préservés, protège-moi avec ceux que Tu as protégés ; bénis ce que Tu m’as donné. Protège-moi en éloignant de moi tout mal que Tu aurais décrété car c’est bien Toi le seul qui décide de tout et personne ne peut s’opposer à Ton décret. Ton protégé ne saurait être humilié, ni Ton ennemi ne saurait être honoré. Béni sois-Tu Seigneur et Exalté. Seigneur, j’implore Ton indulgence contre Ton courroux, contre Ton châtiment et c’est vers Toi que j’accours pour me préserver de Toi. Je ne saurais te louer comme Tu es en Digne. Tu es tel que Tu T’es loué Toi-même).

8. L’adoption des deux formes de positions assises, celle intermédiaire (Iftirâch) et celle finale (Tawarrouk).

9. Poser les mains sur la poitrine, la main droite sur la main gauche.

10. L’invocation en prosternation.

11. L’invocation lors du dernier cycle de prière, après le dernier Tachahhoud et après la supplication en faveur du Prophète Mouhammed (SAWS).

12. Se tourner vers la droite en prononcer la première salutation finale : « Assalâmou ‘Alaykoum ».

13. Prononcer la deuxième salutation finale : « Assalâmou ‘Alaykoum » en se tournant vers la gauche.

14. Les invocations après la fin de la prière.

Les actes tolérés en prière :

La prière devrait être accomplie dans les conditions les plus sereines d’humilité afin que soit atteint, au plus haut degré possible, le recueillement et la méditation nécessaire. A cet effet, il n’est nullement permis de déranger le couronnement du cérémonial du rituel de la prière. Cependant les quelques actes autorisés en prière sont des actes indifférents (Moubâh) qui ne perturbent pratiquement pas la concentration lors de la prière, s’énumèrent ainsi.

1. Un petit mouvement quelconque, par réflexe, comme par exemple rajuster son habit. Il est aussi permis de se frotter le corps avec une action légère pour qu’elle soit pardonnable.

2. Se racler la gorge en toussant lorsqu’on est contraint de le faire. Force de bailler en mettant la main sur la bouche.

3. Faire signe à un fidèle ou le toucher pour lui indiquer la bonne place de prière. Repousser les personnes qui essayent de passer juste devant soi lorsqu’on est en pleine prière.

4. Rappeler un verset à l’imam ou celui qui dirige la prière, quand il oublie, et l’avertir quand il se trompe par mégarde en disant distinctement et à haute voix : « Soubhâna Allâh » (Gloire à Allah).

5. Tuer un scorpion ou un reptile qui s’approche de soi-même au moment de la consécration.

Les actes répréhensibles lors de la prière :

Les actes blâmables et déconseillés (Makroûhât) qui vont suivre, ne sont pas autorisés à être accomplis lors de la prière. Il s’agit notamment de :

1. Tourner la tête ou porter le regard ailleurs que devant soi. Lever le regard vers le ciel. Entrelacer ses doigts ou se les claquer. Mettre les mains sur les hanches. Tout autre acte de diversion ou de distraction qui détourne l’esprit de la prière et lui fait perdre sa solennité et le recueillement requis, comme par exemple toucher à sa barbe, rebrousser ses cheveux, retrousser ou arranger ses habits, contempler l’ornementation des tapis et des murs, etc.

2. Poser plus d’une fois la main sur le sol, en se prosternant, pour le nettoyer des cailloux.

3. La récitation du Noble Coran pendant l’inclinaison et pendant la prosternation.

4. Accomplir la prière et différer de satisfaire un besoin naturel pressant ou préférer prier lorsque le repas est déjà servi.

Les actes annulant la prière

Certains actes, accomplis au cours d’une prière, sont à éviter complètement, car ils annulent catégoriquement cette prière.

1. Avoir la certitude de la perte ou l’inobservation de l’impureté corporelle rituelle (El-Hadeth).

2. Omettre complètement l’accomplissement de l’un des actes fondamentaux ou obligatoires de la prière sans le réparer au cours ou dans un bref moment après la prière. Négliger volontairement par délaissement ou rajout d’un acte fondamental ou obligatoire de la prière.

3. Manger et boire au cours de la prière, produire un que l’éclat de rire et non pas le sourire ou prononcer des paroles, autres que celles nécessaires, ne faisant pas partie de l’accomplissement convenable de la prière.

4. Tout mouvement, geste ou acte ne faisant pas partie intégrante de la prière et mettant en cause la solennité requise pendant le culte et qui détourne l’attention et occupe le corps. La prière ne s’annule, cependant, pas à cause d’un mouvement bref, comme par exemple arranger sa coiffure ou avancer d’un pas pour combler le vide dans un rang.

5. Accomplir, par distraction, le double des cycles requis pour une prière. Une telle méprise révèle un manque de recueillement prouvé par l’inattention, ce qui annule la prière.

6. Le non-respect de l’ordre d’accomplissement des cinq prières prescrites. Au cours d’une prière obligatoire, l’on se rappelle l’inaccomplissement de celle précédente, la prière en cours est annulée jusqu’à ce que celle qui la précède soit accomplie. Supposons qu’un fidèle, au moment de rentrer dans la mosquée, trouve l’imam ayant entamé une prière, alors qu’il n’avait pas accompli celle qui la précède. Il est tenu de se joindre à la prière du groupe pour accomplir, malgré lui, cette prière qui ne sera pas agréée comme prescrite mais surérogatoire. A la fin de la prière, il aura à accomplir d’abord celle qui manquait pour refaire ensuite la prière qui suit.